La cloche sonne, on se relève, et on fait face au monde.

Publié le par Laurent

Dong, c'est terminé.

C'est l'heure de se relever.

Et d'arrèter de faire face à ce mur. Et de repartir dans ce monde.

Face au mur, j'arrète. Face au mur s'arrète.

Ce n'est pas moi qui décide de cela, mais cela se décide en moi et je ne vais pas ne pas entendre cela, car c'est là.

Ce n'est pas que je n'ai plus rien à dire, mais que le dire ici pour moi a atteint sa limite.

Je veux me libérer du regard de ceux qui lisent ces lignes.

Je veux me libérer du sentiment de devoir produire de l'écriture qui sonne bien.

Je veux me libérer du choix arbitraire d'un thème d'article.

 

Je veux libérer ma parole.

Bien sûr, je peux continuer, mais je ne veux pas mentir. Je ne veux pas me forcer à faire quelque chose qui prend mon énergie alors que j'ai à me mettre face au mur de ma vie.

C'est aussi un acte d'amour pour moi et pour vous tous. Je sais que certains croient en ce que je dis. Mais j'ai encore plus besoin de retrouver la foi en mes actes, et cela ne se fera pas en venant parler du zen sur le net.

Il ne se passera pas rien : vous savez tous l'idée qui me tient à coeur et pour laquelle j'ai besoin d'aide, et d'idées.  

La plupart d'entre vous savent où me joindre, mais si quelqu'un veut m'écrire, mon mail est shinza03@gmail.com

Faceaumur doit mourir, parce que rien ne demeure, et que maintenir une forme pour maintenir une forme n'a aucun sens si ce n'est d'être attaché. Or le zen n'est pas d'être attaché.

Combien de blogs, de sites, prolifèrent sur le net?? On peux perdre des heures, je l'ai trop fait, à zoner de mots en mots, pour réaliser quoi à la fin?

Je n'ai cependant aucun regret : je sais que j'ai aidé certains sur certains forums, ils ont pu m'en remercier, et j'ai pu savoir que je ne me débrouillais pas trop mal. Mais je ne peux rester séparé d'avec vous par un écran. Je veux vivre dans la vie réelle, et le zen que j'ai appris, c'est la vie réelle.

Ce n'est pas faire joujou sur facebook pour oublier la souffrance du monde qui va faire avancer le schmilblick(cela dit, allez sur Kesa club sur Facebook, c'est une copine qui a ouvert cette page, elle fait zazen et coud sur Paris, et cela dans un esprit de dialogue entre sanghas, et elle a eu une idée super, mais elle a un grand esprit).

Rien ne s'arrète, je veux juste me libérer de l'écran entre vous et moi, entre moi et moi, entre le Bouddha et moi. C'est un mensonge que je me crée et que je vous impose, je le vois, et moi seul peut y mettre fin. J'ai du boulot dans ma vie, dans ma vie de compagnon, dans ma vie de père, dans ma vie d'infirmier, dans ma vie de pratiquant de zazen, et dans ma vie tout court car il n'est pas question de la limiter à cela. Il m'est difficile de tourner le regard à 180 degrés en moi et de le garder fixé sur l'écran.

En même temps, dire que je vous quitte me rends triste, je me vois aussi avoir envie que vous me disiez "non, reste," et d'avoir des preuves d'amour de fans! Vous comprendrez bien qu'il faut que je me soigne de ces délires egocentriques, n'est-ce pas?? Ca me monte au crâne parfois, car l'ordi pallie à une solitude chez moi. Je veux mettre fin à ça. J'ai une vie réelle à mener.

Tout à l'heure, j'ai trouve ça dans un livre : "Patricia, elle, avait décidé de mourir. Elle attendait la mort quand l'intention de laisser une trace à la postérité l'a mobilisée: "Non, il ne faut pas que je meure tout de suite, je dois d'abord écrire pourquoi je veux mourir. J'ai retrouvé le plaisir de mettre des mots sur du papier. C'est ce plaisir qui m'a fait réaliser que je ne voulais plus mourir, et c'est lui aussi qui m'a révélé des forces en moi que je ne connaissais pas. J'était habitée par une énergie extraordinaire qui me reconstruisait.......""(Femme désirée, femme désirante-Danièle Flaumenbaum).

Moi aussi j'ai la mort en moi. Moi aussi je voudrais rejoindre ceux qui sont partis. Moi aussi je me vois utiliser les mots pour survivre et vouloir exister. Or, oui, je veux vivre. Je ne veux pas vivre par défaut de mourir, mais vivre simplement parce que je suis là.Ou être là simplement parce que je vis. Et arrèter de croire que si j'arrète de me montrer, je n'existe plus dans les yeux de personnes, dans vos yeux. Arrèter de vouloir se prouver une existence qui n'a jamais cessée d'être, arrèter de chercher mon désir d'être dans le regard des autres. Arrèter de courir. Arrèter.

Et arrèter de vous donner mes mots en pature parce que c'est une chose que je sais bien faire, mais que je sens combien leur signification perd sa racine silencieuse.

Vous savez de toute façon mon désir : pouvoir accueillir qui veut pour s'asseoir en silence, et aller ensemble faire samu, au jardin, ou autre. Sans trop parler, mais enraciné dans la vie réelle. Sans chichis, sans fioriture. Sans luxe. Sauf le luxe de revenir à l'essentiel. Sans histoires d'églises, de trucs pénibles et complexes. Juste là dans le vent du printemps; sous le soleil. Aujourd'hui je l'ai vécu en vrai, mais comment vous le faire partager??

On va aller vers cela. Je veux aller vers cela. Et je ne peux pas être partout à la fois. Ici devant l'ordi, et dans cette réalité que j'ai à assumer et à vivre, que vous ne voyez pas, mais qui est là autour de moi.

Donc face au mur s'arrète. Stop. Fin.

Je ne peux pas tout vivre, et il faut faire un choix.

Pour moi il s'agit de choisir de vivre.

Alors ce que vous voyez va mourir sous vos yeux : il n'y aura plus. Tout comme il n'y aura plus moyen de commenter ce qui n'a plus lieu de l'être. Vous savez comment me joindre si vous voulez qu'on échange. Je répondrai au gré de ma disponibilité mais avec plaisir. Assez de blabla.

Derrière ce qui ne sera plus, je vivrai. Donc cela ne s'arrète pas non plus. Je suis toujours visible. Mais dans une réalité palpable, chez moi. Chez nous.

Un jour prochain, j'espère avoir les conditions favorables pour vous accueillir. On va le faire. C'est cette vie que je veux : vous ouvrir la porte. J'ai du boulot pour ça. Beaucoup. C'est aussi de m'accueillir moi-même dont il est question.

Donc la cloche a sonné, on décroise, on se lève, et il est temps d'aller faire samu.

Quand ce sera prèt, un nouveau blog, une nouvelle page internet, annoncera tout cela.

Mais face au mur, c'est fini.

Je vous embrasse.

 

Laurent

 

PS: édit du 14 Mars 2013 : Nous allons constituer une association, sans étiquette bouddhiste et pas plus que zen, mais qui proposera des séances hebdomadaires de méditation assise (zazen) qui ont déjà lieu, des ateliers de peinture, des ateliers sur les plantes, la cuisine, avec les ressources locales, aussi bien d'autres choses type activités de santé (qi gong, do in, shiatsu, etc...), selon notre disponibilité, et aussi selon l'énergie apporté par chacun. Et puis, un petit peu de jardin. Nous avons décidé d'appeler cette asso dont le but est d'apprendre à vivre ensemble et être conscient ensemble sur cette Terre, en assumant notre dimension spirituelle dans ce monde incarné : "les jardins de la Voie".

La Voie, c'est ce chemin que nous pouvons parcourir ensemble. Si le bouddhisme, le zen, peuvent nous apprendre à marcher dessus, ensemble, ce chemin n'appartient pas plus au bouddhisme, au zen, qu'à une autre religion, voie spirituelle. La Voie, tout le monde peut y marcher, ensemble on peut s'y rencontrer, cela quelle que soit notre origine, quel que soit le lieu d'où nous venons, quelle que soit notre pratique : nous voulons juste apprendre à vive heureux ensemble.


Si vous voulez en savoir plus, ou parler ce que que vous voulez, vous pouvez envoyer un message là :      


                               shinza03@gmail.com


A bientôt

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article