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Jeudi 6 février 2014 4 06 /02 /Fév /2014 15:15

Bon, j'ai changé d'avis....je continue....sur une autre plateforme :

 

Vous pourrez retrouver face au mur ici :

 

http://faceaumur.wordpress.com/

 

 

 

 

 

Par Laurent - Publié dans : présentation
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 17:24

Dong, c'est terminé.

C'est l'heure de se relever.

Et d'arrèter de faire face à ce mur. Et de repartir dans ce monde.

Face au mur, j'arrète. Face au mur s'arrète.

Ce n'est pas moi qui décide de cela, mais cela se décide en moi et je ne vais pas ne pas entendre cela, car c'est là.

Ce n'est pas que je n'ai plus rien à dire, mais que le dire ici pour moi a atteint sa limite.

Je veux me libérer du regard de ceux qui lisent ces lignes.

Je veux me libérer du sentiment de devoir produire de l'écriture qui sonne bien.

Je veux me libérer du choix arbitraire d'un thème d'article.

 

Je veux libérer ma parole.

Bien sûr, je peux continuer, mais je ne veux pas mentir. Je ne veux pas me forcer à faire quelque chose qui prend mon énergie alors que j'ai à me mettre face au mur de ma vie.

C'est aussi un acte d'amour pour moi et pour vous tous. Je sais que certains croient en ce que je dis. Mais j'ai encore plus besoin de retrouver la foi en mes actes, et cela ne se fera pas en venant parler du zen sur le net.

Il ne se passera pas rien : vous savez tous l'idée qui me tient à coeur et pour laquelle j'ai besoin d'aide, et d'idées.  

La plupart d'entre vous savent où me joindre, mais si quelqu'un veut m'écrire, mon mail est shinza03@gmail.com

Faceaumur doit mourir, parce que rien ne demeure, et que maintenir une forme pour maintenir une forme n'a aucun sens si ce n'est d'être attaché. Or le zen n'est pas d'être attaché.

Combien de blogs, de sites, prolifèrent sur le net?? On peux perdre des heures, je l'ai trop fait, à zoner de mots en mots, pour réaliser quoi à la fin?

Je n'ai cependant aucun regret : je sais que j'ai aidé certains sur certains forums, ils ont pu m'en remercier, et j'ai pu savoir que je ne me débrouillais pas trop mal. Mais je ne peux rester séparé d'avec vous par un écran. Je veux vivre dans la vie réelle, et le zen que j'ai appris, c'est la vie réelle.

Ce n'est pas faire joujou sur facebook pour oublier la souffrance du monde qui va faire avancer le schmilblick(cela dit, allez sur Kesa club sur Facebook, c'est une copine qui a ouvert cette page, elle fait zazen et coud sur Paris, et cela dans un esprit de dialogue entre sanghas, et elle a eu une idée super, mais elle a un grand esprit).

Rien ne s'arrète, je veux juste me libérer de l'écran entre vous et moi, entre moi et moi, entre le Bouddha et moi. C'est un mensonge que je me crée et que je vous impose, je le vois, et moi seul peut y mettre fin. J'ai du boulot dans ma vie, dans ma vie de compagnon, dans ma vie de père, dans ma vie d'infirmier, dans ma vie de pratiquant de zazen, et dans ma vie tout court car il n'est pas question de la limiter à cela. Il m'est difficile de tourner le regard à 180 degrés en moi et de le garder fixé sur l'écran.

En même temps, dire que je vous quitte me rends triste, je me vois aussi avoir envie que vous me disiez "non, reste," et d'avoir des preuves d'amour de fans! Vous comprendrez bien qu'il faut que je me soigne de ces délires egocentriques, n'est-ce pas?? Ca me monte au crâne parfois, car l'ordi pallie à une solitude chez moi. Je veux mettre fin à ça. J'ai une vie réelle à mener.

Tout à l'heure, j'ai trouve ça dans un livre : "Patricia, elle, avait décidé de mourir. Elle attendait la mort quand l'intention de laisser une trace à la postérité l'a mobilisée: "Non, il ne faut pas que je meure tout de suite, je dois d'abord écrire pourquoi je veux mourir. J'ai retrouvé le plaisir de mettre des mots sur du papier. C'est ce plaisir qui m'a fait réaliser que je ne voulais plus mourir, et c'est lui aussi qui m'a révélé des forces en moi que je ne connaissais pas. J'était habitée par une énergie extraordinaire qui me reconstruisait.......""(Femme désirée, femme désirante-Danièle Flaumenbaum).

Moi aussi j'ai la mort en moi. Moi aussi je voudrais rejoindre ceux qui sont partis. Moi aussi je me vois utiliser les mots pour survivre et vouloir exister. Or, oui, je veux vivre. Je ne veux pas vivre par défaut de mourir, mais vivre simplement parce que je suis là.Ou être là simplement parce que je vis. Et arrèter de croire que si j'arrète de me montrer, je n'existe plus dans les yeux de personnes, dans vos yeux. Arrèter de vouloir se prouver une existence qui n'a jamais cessée d'être, arrèter de chercher mon désir d'être dans le regard des autres. Arrèter de courir. Arrèter.

Et arrèter de vous donner mes mots en pature parce que c'est une chose que je sais bien faire, mais que je sens combien leur signification perd sa racine silencieuse.

Vous savez de toute façon mon désir : pouvoir accueillir qui veut pour s'asseoir en silence, et aller ensemble faire samu, au jardin, ou autre. Sans trop parler, mais enraciné dans la vie réelle. Sans chichis, sans fioriture. Sans luxe. Sauf le luxe de revenir à l'essentiel. Sans histoires d'églises, de trucs pénibles et complexes. Juste là dans le vent du printemps; sous le soleil. Aujourd'hui je l'ai vécu en vrai, mais comment vous le faire partager??

On va aller vers cela. Je veux aller vers cela. Et je ne peux pas être partout à la fois. Ici devant l'ordi, et dans cette réalité que j'ai à assumer et à vivre, que vous ne voyez pas, mais qui est là autour de moi.

Donc face au mur s'arrète. Stop. Fin.

Je ne peux pas tout vivre, et il faut faire un choix.

Pour moi il s'agit de choisir de vivre.

Alors ce que vous voyez va mourir sous vos yeux : il n'y aura plus. Tout comme il n'y aura plus moyen de commenter ce qui n'a plus lieu de l'être. Vous savez comment me joindre si vous voulez qu'on échange. Je répondrai au gré de ma disponibilité mais avec plaisir. Assez de blabla.

Derrière ce qui ne sera plus, je vivrai. Donc cela ne s'arrète pas non plus. Je suis toujours visible. Mais dans une réalité palpable, chez moi. Chez nous.

Un jour prochain, j'espère avoir les conditions favorables pour vous accueillir. On va le faire. C'est cette vie que je veux : vous ouvrir la porte. J'ai du boulot pour ça. Beaucoup. C'est aussi de m'accueillir moi-même dont il est question.

Donc la cloche a sonné, on décroise, on se lève, et il est temps d'aller faire samu.

Quand ce sera prèt, un nouveau blog, une nouvelle page internet, annoncera tout cela.

Mais face au mur, c'est fini.

Je vous embrasse.

 

Laurent

 

PS: édit du 14 Mars 2013 : Nous allons constituer une association, sans étiquette bouddhiste et pas plus que zen, mais qui proposera des séances hebdomadaires de méditation assise (zazen) qui ont déjà lieu, des ateliers de peinture, des ateliers sur les plantes, la cuisine, avec les ressources locales, aussi bien d'autres choses type activités de santé (qi gong, do in, shiatsu, etc...), selon notre disponibilité, et aussi selon l'énergie apporté par chacun. Et puis, un petit peu de jardin. Nous avons décidé d'appeler cette asso dont le but est d'apprendre à vivre ensemble et être conscient ensemble sur cette Terre, en assumant notre dimension spirituelle dans ce monde incarné : "les jardins de la Voie".

La Voie, c'est ce chemin que nous pouvons parcourir ensemble. Si le bouddhisme, le zen, peuvent nous apprendre à marcher dessus, ensemble, ce chemin n'appartient pas plus au bouddhisme, au zen, qu'à une autre religion, voie spirituelle. La Voie, tout le monde peut y marcher, ensemble on peut s'y rencontrer, cela quelle que soit notre origine, quel que soit le lieu d'où nous venons, quelle que soit notre pratique : nous voulons juste apprendre à vive heureux ensemble.


Si vous voulez en savoir plus, ou parler ce que que vous voulez, vous pouvez envoyer un message là :      


                               shinza03@gmail.com


A bientôt

Par Laurent
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 23:00

Je viens de lire le blog de Brad Warner : http://hardcorezen.blogspot.fr/2012/04/dogen-sangha-international-is-no-more.html

Qui vient de décider de supprimer la Dogen Sangha.

Il dit qu'en fait, ça faisait obstacle au fait d'exposer zazen aux personnes qui viennent avec lui.

Félicitations!

Cela fait des années que j'observe ce qu'il se passe, en France.

Et je pense effectivement que ça tue la transmission. On rend les choses administratives, financières, c'est de la gestion de patrimoine. Où passe l'Eveil??

Donc bon courage, Brad, c'est une décision courageuse que de faire mourir la chose avant que d'attendre la mort du maître!

L'Eglise n'est pas le corps du Christ. Mais elle aimerait bien le garder pour elle-seule, ce bon fils!

Ca tombe bien de lire ça, car dans le droit fil de mes réflexions récentes, et plus anciennes, je me demande à quoi bon rime tout ce cirque.

En effet, ces dernières années, j'ai entendu raconter plein de trucs sur les histoires de pouvoir dans le milieu du zen occidental et français. Et aussi remarqué les non-dits bruyants sur l'argent : c'est un discours très verrouillé! Si ce n'est que depuis quelques années, on veut que les gens présentent la preuve matérielle de leur statut de chômeur, ou retraité, pour bénéficier d'une réduc en sesshin. Comme je le racontais récemment, si dans l'AZI on a "oublié" de répondre à mon courrier recommandé où je dénonçais notre exclusion et demandais un statut de correspondant, par contre on m'a rappelé deux fois en trois ans mon "oubli" de cotiser! Là il y a du monde, pour faire payer!

Depuis peu je fréquente Tokuda. C'est un gars très bien. Qui nous raconte tout ce qu'ailleurs personne ne dit sur comment ça se passe derrière le comptoir de la soto shu. Je dois dire que j'ai été soufflé : c'est une foire d'empoigne de businessman, c'est autant vicié qu'une entreprise capitaliste. 

Mon seul regret pour lui, c'est qu'il leur soit lié. Mais il est fidèle, gentiment fidèle. Il ne veut pas s'opposer, il veut faire avec. Mais c'est pas simple. Je crois qu'on aura à réinventer un autre modèle de vie, de fonctionnement. Ce système de gestion est incroyablement toxique, les temples sont traités comme des biens immobiliers. En plus, comme la soto shu gagne de moins en moins car les gens se tournent vers des entreprises privées pour les cérémonies funéraires, ça risque de ne pas s'arranger.

Donc de profundis. Comme disait Brad, supprimer la Dogen Sangha n'empèche pas qu'il continue à transmettre le zen.

J'ai toujours tâché de faire le distingo, moi aussi, entre l'AZI et le zen de Deshimaru. Je pense que l'une veut faire de l'autre un produit marketing. Bien sûr, si je suis lu, mes propos seront directement démentis. Mais comme il n'y a qu'un organisme qui se présente au nom de Deshimaru, comme la plus ancienne et importante association, face à une conduite monopolistique, comment faire le poids??

Et bien en continuant à suivre les traces de Deshimaru. D'ailleurs, je trouve très appréciable que Tokuda le cite dans ses cérémonies, l'ait en photo dans son autel des morts. Pas de concurrence. Mais de la complémentarité.

Ceci pour venir à mon projet, que je détaillerai ultérieurement.

La ferme zen.

C'est mon délire, depuis plusieurs années. Depuis que je pratiquais dans le sud, dans un temple urbain, mais où nous allions avec ma chérie, dans la montagne, rèvant d'y planter nos zafus, et de faire un petit jardin. D'écouter le son de la vallée en laissant le vent nous caresser le visage en contemplant le soleil couchant. Vivant d'amour, d'esprit vaste et d'eau fraîche.

Entretemps on est partis à la campagne. On voulait vivre avec la Terre. J'avais aussi une grand-mère que je voulais accompagner jusqu'au bout. Ca ne s'est pas fait comme j'aurais voulu.

Mais j'ai toujours trouvé de profondes relations entre les rituels de la vie rurale d'antan, son mode de vie, ses rythmes, et ce qu'il se passe dans un temple zen.

Alors, quand on a trouvé notre maison, germa l'idée de la ferme zen.

Un lieu qui ne serait pas un temple fermé, réservé à l'élite des moines, qui répèteraient des cérémonies et des sutras pour être les plus pointus dans ce domaine.

Mais un lieu où chacun pourrait avoir un habitat privatif, avec un dojo au centre, où chacun peut venir quand il le souhaite. Et s'organiser autour de cet esprit pour développer de l'autonomie, de l'autosubsistance alimentaire, énergétique, de créer une économie locale, d'essayer de vivre au maximum localement. D'incarner la liberté du dharma, dans le réel, et non pas d'en rester à une idée.

Donc, on aurait un potager, un verger, un endroit ou pratiquer, et on pourrait mettre en place une ou des activités thérapeutiques (shiatsu en ce qui me concerne, et autres si possible), ateliers d'arts, musique, avoir la possibilité de créer de l'artisanat pour fabriquer ce qu'on a besoin, le vendre éventuellement. Avoir aussi les moyens de retaper notre habitat nous-mêmes.

Le tout dans un esprit d'intégration locale, c'est à dire sans signes ostentatoires. Une réalisation plus par la disparition que par l'affichage d'une identité bouddhiste exposée. J'ai vu ce que ça a donné, quand c'est venu : c'est là qu'on s'est fait virer.

J'ai vu aussi sur les forums, que revendiquer une appartenance au bouddhisme créait plus souvent la guerre qu'autre chose. Tout comme croire comprendre.

Le dharma c'est abandonner toutes ces notions identitaires. Je connais mon nom, je n'ai pas besoin de le crier ou de l'afficher pour m'en rappeler. Ceux qui me connaissent non plus. J'ai juste à le rappeler à ceux qui ne me connaissent pas.

Donc il y a quelqu'un qui m'a proposé ses services gratuits pour commencer. En gros je suis face à l'immense mur de la possibilité de réaliser un rève, qui peut devenir réel. Et donc, forcément, j'ai la trouille à donf!

L'idée m'est venu d'un amour profond pour la vie de la Terre, que le zen m'a rendu. Que j'avais toujours eu en moi. Que j'ai redécouvert en sesshin.

Et de l'intime conviction que de toutes façons, on ne pourra pas s'en tirer sans restaurer cette relation à notre mère la Terre, sans travailler avec, et non pas en l'exploitant. En révisant notre lien avec elle, à la lumière d'un attitude non égoiste. C'est le zen qui m'a amené là. Alors que plein d'enseignants s'en foutent pas mal!

Vers le 9e siècle en Chine, en plein essort, le bouddhisme fût persécuté parce que les temples devenaient des propriétés foncières hyper riches. Qui absorbaient la force de travail des paysans, tisseurs, etc...Il était plus simple de devenir moine planqué, et de vivre de donations!

Alors que Hyakujo (Houei Hai pour les sinisants), à cette époque, fût connu pour son célèbre adage : "un jour sans travail, un jour sans manger." Ses disciples pensaient que le maître ne devait pas bosser, et avaient planqué ses outils. Alors il cessa de manger. Ils lui demandèrent pourquoi. Réponse : "un jour sans travail, un jour sans manger."

Il donnait donc une importance particulière au travail manuel, ce qu'on appelle en japonais "samu", qui veut dire service. Comme étant en soi une pratique spirituelle, aussi importante que zazen, à accomplir avec la même présence.

Stipulant que les moines devaient avoir un travail utile, ne pas reposer sur les dons pour vivre, et payer aussi l'impôt.

Je pense que c'est grâce à tout ça que le zen a échappé à ces persécutions.

je pense aussi que ce mode de vie est une vraie école de la vie, à apprendre modération, humilité, vie simple et sobre.

Les adeptes de la décroissance, du développement durable, pourraient y trouver leur compte, ce qu'ils prônent a déjà été pratiqué de cette manière.

Voilà donc très brièvement ma vision de la chose. Car ce que je vois de la vie des temples qu'on nous montre, ne me convainc absolument pas, ni ne m'attire. Je pense qu'au 21e siècle, le zen doit se pratiquer dans un esprit d'intégration sociale, d'effacement de différences entre statuts de laïcs et moines et autres, et surtout d'écologie, de proposition d'expérimentation d'un modèle de vie qui soit adaptable dans n'importe quel habitat, dans les conditions de la vie humaine la plus ordinaire qui soit.

L'éveil n'est pas une condition spéciale. Deshimaru répétait sans cesse que c'était retrouver sa condition normale.

Voilà donc. Il y a des maisons à retaper, du vieux très vieux. Mais un potentiel.

Le message est lancé.

Par Laurent - Publié dans : zen
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 15:13

Sur le forum zen et nous, une intervention de Kaikan concernant la cérémonie, les problèmes de formalisme dans le zen, m'a inspiré cette réponse suivante. Et je me suis dit qu'elle avait sa place ici-même.

 

Il y a quinze ans, j'éprouvais dans la cérémonie une fraîcheur. On m'avait expliqué que c'était l'expression de zazen, et le responsable qui m'a enseigné, n'était pas formaliste...mais les formes étaient habitées du souffle de l'Esprit. Elles nous rassemblaient, elles ne nous divisaient pas. Anciens, nouveaux, on était tous unis dans les mêmes gestes, dans le même souffle.

effectivement, j'ai ressenti, quand il y a eu cette réintroduction de sutras et de formes après la reprise de contact de l'AZI avec le Japon, comme un déssèchement, toute l'énergie n'investissait plus le hara, mais remontait au cerveau...et les querelles se multiplièrent faute d'enracinement et de sérénité vécue dans son corps. Chacun se réclamant des bonnes manières.

Quand on prend le thé dans son bol, est-ce pour contempler le reflet de son ego, ou pour dédier son repas pour toutes les existences??

 

Deshimaru n'a pas tout dit, pensent certains anciens maintenant hauts dignitaires?? J'ai ressenti aussi ce doute en eux depuis plus de dix ans que tout le monde s'agite autour de signes visibles et saisissables de la réalisation. Des formes. Des cérémonies. Des règles.

Ce doute, les a fait prendre un chemin qui n'est à mes yeux pas celui de la libération, mais celui de la dépendance à une église, à une institution.

Est-il étonnant, alors qu'on a été virés d'un dojo, que j'ai écrit à l'AZI, qui ne m'a jamais répondu, que trois ans après, je reçoive aujourd'hui même un courrier pour solliciter ma cotisation?????

Notre sort ne les intéresse pas, mais ils savent nous écrire pour notre argent! Quelle grandeur spirituelle!

 

Oui, Deshimaru n'a pas tout dit car zazen est silencieux, et tout ne peut se dire.

Mais n'a-t-il pas tout transmis??? N'a-t-il pas donné toute sa vie à ses disciples, quelles que soient leurs qualités???

N'a-t-il pas donné ce que Sawaki lui a transmis, et ce que Tokuda, et tant d'autres ont reçu aussi, et nous aussi : faire zazen en silence avec le grand kesa??

Non, il n'a pas tout dit car il voulait que les gens soient créatifs : qu'ils créent à partir de zazen. Qu'ils innovent à partir de la source qu'est zazen. Qu'ils donnent zazen au monde. Deshimaru prétendait que des gens comme nous puissions devenir de grands éducateurs, pour aider le monde à sortir de sa crise. Pas pour enfermer le zen dans des temples, des règles, des formes figées. Il voulait je pense que les règles, les formes, les temples, servent avant tout dans ce but-là, pas pour devenir une fin en soi.

Pas pour faire un zen de bonnes manières. Un zen du costume.

Je n'ai jamais connu Deshimaru, pourtant ce que j'ai reçu, de certains de ses disciples, et ce que j'ai lu de lui, et que je lis ici aussi, me semble absolument évident et sans aucun doute. En fait, il était tellement au-delà de lui-même que j'ai le sentiment que je l'ai toujours connu et qu'il n'est jamais mort.

Par contre, je pense que plein de ses successeurs voudraient le faire oublier, tout en se réclamant de son nom. Je pense même qu'ils ne s'en rendent pas compte, ce n'est pas pour juger. Mais un maître, ce n'est pas une marque publicitaire. Et il y en a d'autres ,des maîtres. Et faire ainsi, c'est faire mourir ce qu'il a voulu faire vivre. C'est dommage.

Je pense que développer de l'arrogance, devenir formaliste, pro des règles, c'est quand au fond on n'est pas sûr spirituellement. Quand on n'a pas touché son vrai centre. Quand on cherche encore à fuir sa souffrance et à fuir le mur. Quand on ne se donne pas la chance d'être heureux sans masque.

C'est facile de fuir le mur quand on ne fait face qu'aux autres et qu'on prend le droit de parler pendant zazen que personne ne conteste. Je l'ai fait, je sais ce que ça fait, on a vite fait de croire qu'on est quelqu'un et d'oublier le silence. Et on ne s'en rend pas compte.

Deshimaru prenait ce droit, peut-être, mais il avait une sacrée clique à tenir. Fallait qu'il soit fort, je pense que Kaikan ne me démentira pas.

Donc, ce n'est pas un décorum, la cérémonie. Ca le devient quand on en perd le sens. Quand on la fait pour faire comme les autres, parce que ça fait bien.

La cérémonie, c'est quand après avoir rejoint son centre pendant zazen, on fait le chemin inverse : on repart vers la périphérie, on manifeste ce qu'on a été rejoindre dans l'intime. C'est au-delà d'être beau, d'être bien fait, d'être bien. C'est être tout simplement. C'est pleinement chanter, c'est pleinement offrir de l'encens. C'est pleinement se prosterner. C'est pleinement dédier son repas à tous les bouddhas et à tous les êtres.

C'est pleinement manger, pleinement boire.

C'est vivre éveillé, assis, debout, allongé, ou en marchant.

Quand on vit, quand on respire pleinement, on n'a pas de façade.

On est, tout simplement.

 

Alors, le 29 Avril, on cela fera trente ans que Taisen Deshimaru est, comme on dit, entré dans le Nirvana. Autrement dit qu'il nous a quitté.

Donc nous pouvons offrir un petit encens, et faire une petite prosternation...après un petit zazen!

Par Laurent - Publié dans : zen
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 22:20

bon, faut quand même que je raconte, ça fait sept ans que j'ai commencé à étudier le shiatsu de Tokuda.

Ce n'est pas là que je l'ai connu, car celle qui nous enseigne, c'est Isabelle.

La formation, si vous voulez l'adresse du site, c'est là : www.nonindo.org

J'ai testé d'autres écoles de shiatsu, et je dois dire que celle que j'ai choisi, c'est celle que je trouve la meilleure!!

Bah oui, on se l'arrange bien pour dorer son ego, non??

Allez, je vais être un peu sérieux!

En fait, j'avais fait, auparavant, une année d'une école de médecine chinoise. Mais c'était plein de trucs à se fourrer dans le cibouleau, apprendre tous les points d'acupuncture et leurs fonctions (sans parler du reste de la théorie), c'était trop s'adresser à mon mental.

Alors j'ai choisi le shiatsu, car on pratiquait d'abord.

Et dans l'école Nonindo, c'est vraiment comme ça, et à partir de la pratique, on apprend la théorie. En fait, c'est profondément comme dans la pratique du zen : tu t'assieds face au mur, puis à partir de là tu commences à lire des bouquins, mais pas trop à la fois : tu retournes à la pratique face au mur sur le coussin.

En fait, Tokuda a enseigné ce shiatsu dans la seconde moitié des 80's, et jusqu'en 1995, je crois. Il faisait ses stages sur Paris, et Kagyu Ling. Enfin, ça c'est pas très important.

Il a filé la responsabilité de l'école à Isabelle.

Elle est une très bonne enseignante, à savoir d'une humilité rare. Et fondant tout sur sa pratique. Restant au passage fidèle à la forme qu'elle a reçue, cependant sans pour autant devenir dogmatique : c'est un questionnement constant, et elle a cette capacité rare à savoir recevoir les réflexions de ses élèves et les inclure dans son questionnement. Et ça c'est super.

Elle a aussi ses contradictions, mais cela n'est pas grave, car qui n'en a pas??

L'autre jour je lui ai dit que j'ai eu besoin de voir Tokuda pour justement arrèter de me demander ce que ce serait si lui m'enseigne et pas elle. Et bien, ils ne transmettent pas du tout de la même façon. Mais c'est la même pratique.

et à la fin, c'est comme le coussin face au mur : ma pratique, c'est moi qui la travaille, la peaufine, c'est moi qui la pratique...à partir de ce que j'ai reçu. Il n'y a aucune recette magique.

Ce shiatsu, est enseigné comme zazen : tout est dans la posture. Isabelle ne parle que de ça, et souvent c'est la révélation chez des gens qui ont appris ailleurs dans d'autres écoles, pour qui le retour à quelque chose de si simple et si profond à la fois, est une révolution.

C'est une façon d'entrer en relation, avec soi, avec l'autre, de se positionner sur le plan le plus physique, comme le plus immatériel, l'un et l'autre n'étant pas séparés.

A partir de là, les méridiens, les points, ça vient avec la pratique, avec le temps.

J'avais essayé l'an passé quelques séances d'un shiatsu d'une autre école. A la deuxième, je me suis senti à nu, avec des remontées emotionnelles difficiles. Un ami avait eu le même effet.

Avec le shiatsu de Tokuda, rien de tout ça. Il est "contenant", je trouve. Son but est un rééquilibrage. Point de forçage énergétique, de guérison en passant en force. Juste on réharmonise le terrain, avec selon les cas des actions un peu plus spécifiques. Mais toujours global. Shiatsu complet, dirait Isabelle, en cas de doute.

Bien sûr, l'idéal est de poursuivre dans le temps. 

Mais quand je pratique, ce que je trouve super, c'est qu'à moi aussi ça fait du bien. C'est gagnant gagnant. On ne perd rien à donner.

Tokuda est tenant d'une lignée de moines thérapeutes, liés à Shoin Araki et Sorei Yanagiya, plus connu dans ses travaux médicaux au Japon.

A mon sens, c'est totalement complémentaire avec la pratique de zazen, même indissociable. C'est la médecine des moines zen.

Et j'avais juste envie de partager cela avec vous. Faites-en l'expérience si vous le pouvez, ça vaut la peine.

A bientôt, et portez-vous bien.

Par Laurent - Publié dans : arts de santé
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